Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime !

C’est psychosomatique !  Dit-on souvent. Oui mais voilà, cette expression est parfois teintée d’un fatalisme accablant qui laisse bien souvent supposer qu’il n’y a rien à faire. De plus, de là à nous faire plonger tout droit dans la catégorie des malades imaginaires, il n’y a qu’un pas. Nous écopons ainsi d’une triple peine : souffrance – sentiment qu’il n’existe pas de solution – incompréhension des autres.

Du grec ancien, « psyché » signifie l’esprit et « soma » le corps. Ce qui est psychosomatique désigne donc le fait que les troubles physiques proviennent de facteurs psychiques. On parle alors de somatisation. Cette réalité n’est plus à démontrer. En médecine, il est cependant plus facile de réparer un bras cassé que de soigner une douleur dorsale dont les radiographies ne décèlent rien de particulier.

La vie n’épargne personne. Nous traversons tous des épreuves plus ou moins difficiles qui peuvent nous affecter psychiquement. Le corps communique ce malaise en le traduisant par la gêne ou la douleur. Notre corps nous parle ! Il nous indique que quelque chose n’est ou n’a pas été réglé. Certaines expressions de la langue française font d’ailleurs le lien direct avec le corps lorsqu’il s’agit d’exprimer une situation désagréable : « J’en ai plein le dos », « cela me casse les pieds », « c’est épidermique » etc… La plupart du temps, nous ignorons ce signal. Nous nous accommodons des symptômes jusqu’à ce qu’ils deviennent décidément bien pénibles. Et c’est la valse des rendez-vous chez le médecin, souvent, sans résultats satisfaisants… Mais alors que faire ?

Prendre conscience des messages du corps

Cela implique d’éveiller sa conscience vis-à-vis de son corps et de ses messages. Eveiller sa conscience sur ce qui se passe en soi, ici et maintenant, au quotidien. Le corps et l’esprit, intimement liés, sont ainsi reconnectés. Les messages sont identifiés, accueillis et considérés. Un vrai travail peut commencer. Cette approche appelée holistique (du grec ancien « holos » signifiant entier) est une évidence dans de nombreuses médecines ancestrales présentes dans d’autres cultures.

Au cours de la vie, les douleurs ou gênes, dites psychosomatiques, proviennent, comme on l’a vu, d’épreuves plus ou moins difficiles, mais pas seulement. La pensée négative et les ruminations incessantes d’un mental pessimiste représentent également des facteurs aggravants.

Le pouvoir de la pensée positive

Au même titre que la pensée négative nous rend malade, n’est-il pas logique de considérer que la pensée positive nous guérisse ? Du moins, puisse-t-elle améliorer sensiblement notre état de santé. Voltaire, qui, à son époque, l’avait bien compris, s’exclamait déjà : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ».

Ainsi donc, la pensée positive prédispose favorablement le corps à supporter les désagréments de la vie. La réplique du Capitaine Jack Sparrow, remarquablement incarné par l’acteur Johnny Depp dans le film « Pirates des Caraïbes”, résume, à elle seule, toute l’idée : « Le problème n’est pas le problème. Le problème est votre attitude face au problème ». Tout un programme !

Un sujet sur la pensée positive vous sera proposé dans un prochain article. A très bientôt,

Odile Freiburghaus